Le diplôme de l'ENS en lettres
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La scolarité du normalien littéraire

Chaque normalien compose lui-même son parcours. Il consacre au moins :

  •  1/3 des ECTS du diplôme à une discipline principale (celle de son master à orientation recherche, qu’il suit par ailleurs)
  •  1/3 en dehors de celle-ci.

Mais à ce premier angle sur la scolarité s’en ajoute un autre, pleinement reconnu désormais dans le DENS. Au-delà de ces enseignements proprement dits, il s’agit des «expériences d’ouverture» dont, au cours de l’ensemble de sa scolarité, chaque normalienne ou normalien choisit de valider trois au moins parmi quatre rubriques : expérience collective de recherche, expérience "hors les murs", expérience linguistique ou internationale, expérience transdisciplinaire.

À cela s’ajoutent les enseignements de langue (au moins un semestre par an) et la possibilité d’une «mineure» dont les parcours sont spécifiquement validés, et qui est explicitement mentionnée, à côté de la discipline principale, dans le Diplôme.

Les ambitions du diplôme de l’ENS en Lettres

Le cœur du diplôme de l’ENS en Lettres est la formation par la recherche, les enseignants et chercheurs de l’École proposent des enseignements qui sont à la pointe de leur recherche et de la recherche en général, dans chaque domaine ou discipline et à tous les niveaux, du cours d’initiation jusqu’au doctorat en passant par le séminaire validable aussi dans un master ou les cours d’agrégation.

Les enseignements dispensés à l’École ne recouvrent pas uniquement les champs disciplinaires auxquels se réfèrent les mentions de master. Les départements proposent en effet des cours qui réunissent des enseignants de diverses disciplines. On peut trouver ainsi des cours qui réunissent le département de philosophie et celui d’histoire et théorie des arts, des cours qui croisent musique et poésie dans le monde germanique, ou des cours à l’intersection de la littérature et des sciences sociales, dispensés par plusieurs enseignants de l’École qui travaillent en commun.

Les étudiants qui assistent aux cours de l’École ne sont pas tous spécialistes du domaine, mais peuvent constituer leur propre champ de recherche, progressivement, à l’intersection de plusieurs domaines. Certains, qui se spécialisent dans la discipline du cours, sont invités, le plus souvent via le tutorat, à prolonger le cours par des lectures.

L’enseignement s’emploie le plus souvent à encourager la prise de parole par les étudiants, la production collective d’écrits ou d’oraux, qui les initient aux métiers de l’enseignement et de la recherche.

Des cursus originaux peuvent également se traduire sous forme de parcours, collationné dans le cadre du diplôme tout au long de la scolarité. Ainsi la diplomatie, l’administration publique, les études extrême-orientales ou les études arabes prennent en compte des enseignements choisis dans le cadre de plusieurs départements, au fil de la scolarité : sciences sociales, géographie, Ecla (Espace des cultures et des langues d’ailleurs), histoire, philosophie.

Au cours de la scolarité, des formations spécifiques sont proposées, qui prennent la forme de stages plus ou moins longs : dramaturgie/scénographie, où les enseignements sont dispensés en continu le plus souvent sur plusieurs journées, écriture de scénario/formation à la traduction littéraire. Ces enseignements, assurés en partenariat avec les professionnels de chacun des domaines concernés, constituent à la fois des enseignements d’ouverture possibles, et une initiation déterminante, parfois, pour le futur parcours professionnel des étudiants.

Le diplôme est le reflet de la scolarité à l’École. La part de formation disciplinaire (le plus souvent la discipline du master) donne la coloration principale du diplôme, mais celui-ci prend en compte le parcours de formation spécifique suivi à l’École. Ainsi, un étudiant qui prépare à l’université un master d’anglais, pourra se voir diplômé en littérature du monde anglophone, ou en littérature et civilisation américaine, par exemple. L’intitulé du diplôme vient nuancer et préciser celui du master. Cette dimension est accentuée dans le domaine des humanités classiques où les élèves peuvent sortir de l’École  diplômés en histoire et civilisation grecque, ou en linguistique des mondes indo-européens, voire en archéologie si la majorité de ses cours et stages à l’École a porté sur ce domaine.

organisation ens lettres

Les enseignements libres peuvent se structurer en parcours qui pourront, au terme de la scolarité, constituer une mineure du diplôme (au moins 48 ECTS). Un parcours, organisé autour d’une thématique, d’une aire géographique ou d’un projet particulier de formation, associe des enseignements à l’École (cours de langue et de civilisation, par exemple) à des stages et/ou à un séjour a l’étranger. Il n’est pas obligatoire de décider, en première année, de suivre tout le cursus d’un parcours, mais en cas d’intérêt pour l’un des domaines évoqués, il ne faut pas hésiter à commencer dès l’entrée à l’École à valider les cours proposés dans le cadre de ce parcours.

Mis à jour le 5/5/2017

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