Éditer et publier : la communication écrite

Les mondes de la recherche : into the wild ?

Organisateurs : Solène Amice et Arnaud Chaniac
Élèves de 3e année
Département d’histoire, École normale supérieure de Paris

 Articles, revues, comités de lecture, maisons d’édition, appels à contribution, colloques… L’échange et la communication scientifiques ne peuvent aujourd’hui exister sans ces quelques objets. Partant, ils font aussi l’étoffe du monde de la recherche. Comme tout champ, celui-ci fonctionne selon des codes et des pratiques qui lui sont propres, et qu’il est parfois difficile de décrypter. À l’heure où 75% des élèves et étudiants de l’ENS s’inscrivent en thèse après le Master, les carrières de l’enseignement supérieur constituent toujours, malgré la conjoncture, l’un des débouchés principaux de l’École : or, elles recouvrent avant tout un ensemble de métiers, dont les normes s’apprennent.

Ce séminaire a pour objectif de donner à chacun des clés permettant de mieux comprendre l’univers académique et d’y préparer son insertion. Chaque séance abordera un aspect des pratiques du chercheur hors du travail de recherche stricto sensu. Dans le cadre de tables rondes informelles et ouvertes sur l’assistance, elles feront dialoguer universitaires, doctorants, et mastériens s’étant essayés à la valorisation de leurs travaux.


Salle des Résistants, 18 heures – 20 heures, 5 mercredis du 7 mars au 23 mai 2018.

Séance 1 – Posséder une identité dans le champ scientifique (7 mars 2018)

Faire ses premiers pas dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche a de quoi dérouter. En plus d’y chercher sa légitimité, il faut apprendre à se construire une identité professionnelle dans un milieu restreint et clos. Qu’il s’agisse d’une identité numérique ou reflétée par le CV, à quelles règles sa fabrication doit-elle obéir ?

Séance 2 – Colloques et séminaires : participer à la construction d’un champ (28 mars 2018)
  

La recherche se construit par la communication de travaux, puis par le recueil d’avis et de critiques permettant de les améliorer. C’est toute la fonction des colloques et des séminaires que de permettre ce type d’échanges intellectuels. Pourtant, il est fréquent de les considérer avec appréhension pendant la thèse – et a fortiori auparavant ! À quoi ces modes de communication correspondent-ils concrètement ? À partir de quand est-on légitime pour y participer ? Comment s’y prendre pour le faire ?

Séance 3 – Décrypter le système de l’enseignement supérieur et de la recherche (2 mai 2018)
 

Affiliations et rattachements font partie de la « carte d’identité » d’un chercheur, qu’il soit au tout début de sa formation comme en toute fin de carrière. Dès le Master, on entre en contact avec des structures de recherche dans lesquelles on est amené à s’intégrer dès la thèse. Pourtant, elles forment une véritable jungle en constante évolution, et elles dissimulent une pluralité de statuts. À chacun d’entre eux correspond des pratiques et des charges administratives, dont on oublie souvent qu’elles constituent un aspect central de la réalité du métier de chercheur. Il s’agit donc ici de donner des éléments permettant de se repérer dans le paysage universitaire français, et de mieux comprendre les responsabilités de ceux qui le composent.

Séance 4 – Savoir se positionner (23 mai 2018)

Le cliché du scientifique isolé dans sa « tour d’ivoire » a la vie dure, et rappelle à quel point la question de la position du chercheur dans la société se pose toujours. Vulgariser, ou communiquer les résultats de ses travaux hors des publications scientifiques, est parfois taxé de compromission ; alors même que la recherche française va souvent de pair avec l’enseignement. Comment, en conséquence, négocier sa position de jeune – ou moins jeune – universitaire quant au monde non-académique ? Par ailleurs, alors que la formation à la recherche s’internationalise, existe-t-il des différences nationales dans les pratiques de la recherche ?

 

Mis à jour le 10/4/2018