Réparer le cœur après un infarctus à l’aide de cellules souches

Stem Cell Reports

En collaboration avec l’Université de Kyoto, l’équipe de Yong Chen du Pôle Microfluidique du Département de Chimie (UMR 8640 PASTEUR – ENS/CNRS/UPMC), a mis au point une méthode de culture de cardiomyocytes de haute pureté et maturité à l’aide d’un substrat composé de nanofibres de polymères biodégradables qui permet la fabrication d’un tissu de haute qualité aux propriétés semblables au tissu cardiaque.

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La mise au point des cellules souches pluripotentes induites (induced pluripotent stem cells – iPSCs), pour laquelle Shinya Yamanaka a reçu le prix Nobel de Médecine en 2012, est une des prouesses majeures de la biotechnologie actuelle. À partir de n’importe quelle cellule adulte, les chercheurs sont en mesure de les reprogrammer en cellules souches pluripotentes, c’est à dire capables de se différencier en un type de cellule adulte désiré. À terme, le potentiel de ces cellules différentiées serait de réparer et régénérer un organe entier ! En attendant, ces cellules servent de modèles dans l’étude de pathologies, permettent l’essai de molécules thérapeutiques ou encore sont utilisées dans la reconstruction de tissus de certains organes.

Obtenues à partir des iPSCs, les cardiomyocytes (CMs), cellules contractiles qui composent le muscle cardiaque, sont pleines de promesses pour le développement de médicaments ou la régénération cardiaque. Cependant, la plupart des CMs dérivés des iPSCs (iPSCs-CMs) ressemblent d’un point de vue morphologique et fonctionnel à des cellules immatures plutôt qu'à des cellules adultes, ce qui pourrait entraver leur application.


En collaboration avec l’Université de Kyoto, l’équipe de Yong CHEN du Pôle Microfluidique du Département de Chimie (UMR 8640 PASTEUR – ENS/CNRS/UPMC), a mis au point une méthode de culture de cardiomyocytes de haute pureté et maturité à l’aide d’un substrat composé de nanofibres de polymères biodégradables qui permet la fabrication d’un tissu de haute qualité aux propriétés semblables au tissu cardiaque.

L’équipe de chercheurs démontre le potentiel de ce tissu cardiaque de synthèse pour la prise de greffe in vitro et le traitement in vivo de l'infarctus du myocarde. En particulier, leur travail décrit un cadre pratique pour l'ingénierie des tissus cardiaques, dont les applications pharmaceutiques et cliniques sont en plein essor !