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Proxima b : découverte de l’exoplanète la plus proche de la Terre

Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d’une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l’eau liquide peut exister en surface. C’est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs.

Ces résultats publiés dans Nature le 25 août 2016, s’accompagnent de travaux complémentaires auxquels le Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/UPMC/ENS Paris/Ecole Polytechnique) a participé.


C’est, par définition, l’exoplanète la plus proche de nous jamais découverte : Proxima b tourne en effet autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, à seulement 4.2 années-lumière. Mieux : cette exoplanète, découverte par une équipe internationale de chercheurs, est très probablement rocheuse, comme notre planète, et sa masse minimale vaut 1.3 celle de la Terre. Enfin, elle se trouve à 7 millions de kms de Proxima du Centaure, soit 20 fois plus près que la Terre ne l’est du Soleil : mais son étoile, simple naine rouge, est bien moins brillante que la nôtre. Proxima b se situe donc bien dans la zone habitable, et sa température autoriserait la présence d’eau liquide à sa surface.

Source CNRS- 24 août 2016

© ESO / Vue d’artiste de la planète Proxima b en orbite autour de Proxima du Centaure.


L’une des caractéristiques supposées de Proxima b : vingt fois plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, elle lui aurait été strictement asservie au fil du temps en raison des forces d’attraction. Deux options sont envisagées : soit elle présente à la naine rouge toujours la même face, comme la Lune par rapport à la Terre, soit elle est entrée en « résonance orbitale 3:2 », comme Mercure, qui effectue trois rotations sur elle-même en deux orbites autour du Soleil.
Ces deux scénarios ont été explorés par une équipe française pour tenter de déterminer quels types de climats peuvent régner sur Proxima b. Ils sont décrits dans la revue Astronomy and Astrophysics. « Nous nous sommes servis de modèles climatiques terrestres, d’abord adaptés à Mars ou Vénus, et désormais aux exoplanètes », indique Martin Turbet, qui réalise une thèse sur le sujet sous la direction de François Forget au Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS-UPMC).

Source Le Monde - 24 août 2016

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